Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun
| Depuis 1994, la mission spéciale d’éradication des glossines était dans un état comateux. |
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![]() Le combat contre la mouche Tsé-Tsé reprend au Cameroun après des années d'abandon. Le premier signal fort de la fin de l’inertie, c’est l’organisation des premières journées nationales de lutte contre la mouche tsé-tsé à Ngaoundéré. Les travaux réunissent depuis le 5 mai 2009 des experts venus des pays de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale. On y retrouve précisément divers départements ministériels (Minepia, Minsanté, Minrési, etc.), des organisations sous-régionales, régionales et internationales et des représentants de grandes firmes pharmaceutiques internationales. Enquêtes épidémiologiques Selon le chef de mission, après de nombreuses années d’activités (la mission a été créée en 1974), les résultats ne sont pas assez perceptibles. En plus, d’importantes difficultés sont apparues : la résistance des trypanosomes à certains trypanocides, la résistance des glossines à certains insecticides, l’envahissement des marchés à bétail par des produits de mauvaise qualité. Louis Banipé cite également l’usage incontrôlé des trypanocides, le manque de protection adéquat du personnel manipulant les produits, le niveau très faible de qualification des personnels affectés à la lutte et l’obsolescence de la plupart des données sur les trypanosomoses et leurs vecteurs. Ces problèmes et bien d’autres sont au programme des assises de Ngaoundéré. En installant le nouveau chef de mission, le gouverneur de l’Adamaoua (représentant du ministre de l’Elevage, des pêches et des industries animales) a insisté sur le fait que la lutte contre la crise alimentaire au Cameroun passe également par un élevage sain. Aussi demande t-il à Louis Banipé et à son équipe de préserver les pâturages contre la mouche tsé-tsé et d’en conquérir de nouveaux, d’engager des enquêtes épidémiologiques sur les glossines, de former et d’informer les éleveurs de gros bétail, de restructurer la mission et surtout de nouer des contacts fructueux avec des instituts de recherche tant nationaux qu’internationaux. Pour booster le moral du personnel de la mission spéciale d’éradication des glossines, 4 médailles en or, 17 médailles en vermeil et 20 médailles en argent ont été épinglés sur les poitrines des personnels méritants. |