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Le cas des peuples Baka a
fait l'objet de plusieurs exposés au cours d'un atelier international organisé samedi dernier à Yaoundé par l'ambassade du Japon au Cameroun.
Les Baka, eux-mêmes, suggèrent qu'on leur reconnaisse le droit de traverser le parc pour visiter des parents et amis installés de part et d'autre du patrimoine forestier. Que l'Etat leur concède le droit d'avoir par exemple un éléphant pour le rite traditionnel Jengi auquel le peuple tient. L'orateur explique qu'on ne peut envisager de civiliser ce peuple. « Un peuple qui se trouve à l'intérieur de sa culture ne doit pas être civilisé. Ce serait alors une dénégation de son essence culturelle, de son identité, de sa spécificité. Il faut plutôt dialoguer avec les Baka pour mieux percevoir leur attachement à la forêt ». Il y a donc du travail à faire.
Marine Robillard, une autre oratrice de cette conférence internationale, elle, s'est attardée surl'impact de la conservation sur les Baka. Elle a insisté sur le fait qu'on ne peut pas comprendre la société Baka en dehors des relations qu'elle entretient avec ses voisins bantous. Elle a examiné leur système de relation pour voir de quelle manière ces populations tentent de contrecarrer les normes de réglementation et transgressent les interdictions faites. Elle conclut que les Baka et les autres peuples comme les Fang au Gabon se mettent ensemble pour combattre l'ennemi commun qu'est la conservation de la nature.
Certes, il y a eu des braconnages inestimables. Mais c'est davantage le fait des chasseurs professionnels, venus d'ailleurs, avec des outils et des techniques sophistiqués et qui ont créé beaucoup de dommages sur les espèces fauniques. A ce niveau, les Baka sont d'accord pour que le braconnage soit limité, davantage pour chasser les professionnels aux armes modernes, qui viennent leur ravir la vedette sur leurs terres. Mais ils comprennent moins comment une race d'animaux peut finir, comment on peut leur interdire la chasse sous ce prétexte-là. Shiho Hattori, de l'université de Kyoto au Japon a exposé sur le problème de conservation en prenant pour cas de figure ce peuple chasseur de la forêt du Sud-Est du Cameroun. Kenta Sakanashi, lui, a fait une communication sur la production du cacao et les utilisations des ressources de la forêt au Sud du Cameroun.Le nouvel ambassadeur du Japon et le ministre de la Promotion de la femme et de la Famille étaient présents à la cérémonie d'ouverture de ce séminaire international.