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Le jeune homme de 25 ans, promoteur de cybercafé à Bonamoussadi y est parvenu grâce à une probité morale certaine et beaucoup de volonté.
L'histoire de l'entreprenariat regorge d'exemples de ces jeunes loups aux dents longues qui ont réussi très vite sur une idée de génie. Charles Russel Talla n'en fait assurément pas partie. Ce jeune homme de 25 ans est loin d'avoir la précocité de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, ni le charisme de Steve Jobs le patron d'Apple, encore moins le génie de Bill Gates créateur de Microsoft. Titulaire d'un master en réseaux et multimédia et d'une certification Microsoft MCSI, il a presque naturellement décidé de monter un cybercafé. Mais première désillusion, toutes les banques lui ferment la porte au nez. « On m'a répondu que je n'offrais pas de garantie pour un emprunt », confie Charles Russel Talla.
Le découragement pointe son nez, et le jeune homme n'est pas loin d'avoir recours à des procédés tortueux pour avoir l'argent dont il a besoin. « C'est vrai, j'ai envisagé d'autres chemins », confie-t-il sans plus de détails. Mais ce fervent croyant ne se laisse pas entraîner vers des voies peu recommandables. « Je me suis tourné vers des amis et connaissances qui m'ont prêté un peu d'argent », confie en définitive Charles Russel Talla. La somme collectée est pourtant loin de lui offrir le cyber de ses rêves. « J'ai commencé avec juste quelques machines, et je faisais tout moi-même », ajoute l'intéressé.
Mais Russel persévère jusqu'à posséder aujourd'hui une quinzaine d'ordinateurs. De même, ses activités ont été élargies. « Russ Hi-tech » du nom de sa structure offre à présent en plus des services Internet, le développement de sites web et d'applications à diverses structures de la place et à l'international, un service de traduction (français anglais et vice-versa). Par ailleurs, elle dispense aussi des formations diverses aux particuliers dans le domaine de l'informatique, et dispose aussi de cabines téléphoniques pour les appels à l'international. Un petit coin a même été aménagé pour la restauration de ses clients. A présent, Charles Russel Talla emploie quatre personnes, et ses journées son bien remplies. Pour le voir, il faut prendre rendez-vous. Son chiffre d'affaire s? Top secret. Aujourd'hui, celui qui rêvait d'être missionnaire n'a pas encore fini de faire grandir son entreprise. « Nous n'occupons pas encore assez de place à l'international », explique-t-il. Le prochain chantier est tout désigné.