Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun
En sus, quelques clichés vécus sur le terrain sont assez évocateurs de la situation. L'incongruité des revendications récurrentes, parfois concomitantes, et même conflictuelles sur les droits de tenure foncière dans les zones d'exploitation forestière, très souvent le résultat de la faiblesse des systèmes de gouvernance et de sécurité dans ce domaine et le potentiel de développement des communautés riveraines en sont des exemples typiques.
Pourtant, il est démontré par les experts que, « contrairement aux modèles dominants industriels de gestion forestière, les entreprises communautaires ont tendance à réinvestir localement les richesses générées dans l'infrastructure productrice sociale, assurant ainsi un cycle vertueux de développement économique». Ceci, en plus des emplois décents, de même que les possibilités de maîtrise des changements et des émissions des gaz à effet de serre, qui proviennent de la dégradation.
En réponse à la Conférence internationale sur la gestion des forêts communautaires tenue en 2007 au Brésil, et au terme de laquelle les délégués africains avaient proposé une suite lors de laquelle ils traceront un échéancier précis pour réaliser les objectifs de 2015, les travaux de Yaoundé, selon les observateurs, se posent comme un signe de la nouvelle vision de développement des politiques forestières, et de la tenure foncière dans les pays où l'activité a cours en Afrique. La démarche de Yaoundé inclut des échanges d'expériences, à travers discours, discussions,