Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun
La révolution impériale qui se met en place est violente. Elle arrache des centaines de milliers de familles à la terre et de leur terre, et les précipite dans les villes insalubres qui voient leurs populations exploser. C’est une transformation radicale, lourde de conséquences. Les paysans et Paysannes producteurs et productrices d’aliments, sont transformés en quelques décennies, en consommateurs dépendants d’un salaire pour payer leur nourriture via un système global d’approvisionnement et de ravitaillement institué aux seins des Bourses dit ‘’marché mondial’’. En ce 21ème siècle, à qui profite ce crime sur plusieurs générations de paysannes et de paysans sans Droits ? Quand et comment comptent t’ils alors régler tous ces dommages faits à cette paysannerie sur le plan International ? Face aux crises et mutations mondiales actuelles, les Paysannes et paysans du monde détiennent toujours les solutions via le principe de souveraineté alimentaire qu’ils et elles proposent comme alternative aux multiples violences et violations permanente des Droits de l’Homme. Mais, il suffit de reconnaître juridiquement tous leurs Droits comme Paysannes et Paysannes en une Convention Internationale des Nations Unies. Et voilà que nous sommes unis et mobilisés en route pour son Adoption par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. L’Espoir pour elle nous Globalise encore dans la Lutte ce 17 Avril 2009.
La Convention Internationale des Droits des Paysannes et des Paysans : Une Convention Internationale de Tous les Espoirs.
Le système économique capitaliste des multinationales et leurs alliés, les politiques d’idéaux néolibérales du FMI, de la BM et de l’OMC ont transformé des millions de Paysannes et de Paysans en consommateurs captifs de l’industrie agro-alimentaire et dépendants à 100 % du salaire qu’ils parviennent à se procurer pour remplir juste leur ventre…Les paysans qui produisaient en premier lieu pour nourrir leur famille, les villes et les villages environnants à l’exemple du Cameroun, du Brésil, de l’Espagne, de l’Indonésie,…ont disparu. A disparue également la forme réelle d’autonomie qu’ils avaient su conserver par rapport à l’économie des marchés locaux où tout s’achète et tout se vend, comme autre fois par le Troc en Afrique. L’avenir de l’humanité semble se trouver aujourd’hui uniquement dans les usines et dans les bureaux, les villes et les supermarchés, au marché mondial et dans les bourses. Le mode de vie paysan ou paysanne, frugal et autonome, et l’agriculture paysanne sont raillés. La simplicité est confondue avec la pauvreté. Elle doit être combattue. La consommation sert de mètre étalon pour juger du bonheur et du bien-être des populations. Les Nations Unies disent même que les pauvres sont ceux dont la population vit avec moins d’un dollar par jour ; sur quoi se base t’ils en réalité ? Sur nos capacités de productions ? Notre façon de manger ou sur nos rentes ? L’agriculture industrielle qui s’est substituée à l’agriculture paysanne et familiale dans nos pays du Sud comme du Nord laisse entrevoir un visage de moins en moins sympathique.
Dans son sillage, la biodiversité disparaît, les variétés végétales cultivées, conservées et améliorées par des générations de paysannes et de paysans s’évanouissent tous les jours. L’eau des rivières n’est disponible que pour irriguer des millions d’hectares de cultures industrielles destinées à l’exportation et non pour la consommation locale. Les poissons attendront les premières pluies. Le pétrole est indispensable pour faire tourner des machines de plus en plus grandes, polluant ainsi l’environnement. Malgré les promesses de l’Organisation Mondiale du Commerce, des Chefs d’Etats des pays riches et des dirigeants des multinationales, le nombre de personnes souffrant de malnutrition et de la faim augmente chaque année. Où va le monde ? Tout cela arrive parce que les principaux producteurs et productrices de nourritures sont désavoués depuis plusieurs générations. Le marché mondial via les bourses fait du chemin avec plus encore de rentes qu’il cumul toutes les minutes par de mécanismes d’achats et de ventes d’actions, les importations et les exportations massives et incontrôlés dans les pays pauvres et très endettés.
Née en 1992 d’une rencontre organisée en Amérique centrale, La Via Campesina a pris une place incontournable au sein des organisations de la société civile internationale. En moins de 20 ans, Via Campesina a réussi à devenir une Internationale Paysanne, indépendante des idéologies politiques et religieuses. Elle fédère des organisations paysannes originaires des pays du Nord et des pays du Sud, qui ne se perçoivent pas comme des antagonistes mais au contraire se voit comme des alliés et des activistes de la même cause. Le 17 Avril 1996, après la mort de 19 Paysans du MST (Mouvement des Sans Terre) du Brésil lors d’une marche pour le Droit à la terre. La Via Campesina, alors quelle tenait une réunion au Mexique, déclare dont la commémoration de ce jour chaque année par tous ses membres, comme « Journée Internationale des Luttes Paysannes ». 13 années déjà, ce 17 Avril 2009, face aux multiples crises et mutations au niveau mondial, la Voix des Paysans et des Paysannes du monde s’est fait entendre en réclame du soutien des Gouvernements nationaux et ainsi que de la communauté internationale pour la Déclaration des Droits des Paysannes et des Paysans ratifier par la CCI du Mouvement en Mars 2009, et encourage le développement de mécanismes engageant les autorités locales, provinciales, régionales et nationales à garantir sa protection avant la fin de la présente année, et l’Adoptions d’une Convention Internationales des Droits des paysannes et des Paysans par l’ONU.
L’apparition de La Via Campesina sur la scène internationale est de ce fait un phénomène de premiere importance Paysanne dont il est difficile d’évaluer les conséquences aujourd’hui. Les paysannes et les paysans de la planète représentent toujours plus de 60 % de la population mondiale. Les luttes qu’ils et elles ont décidé ensemble de mener sont avant tout des luttes politiques et sociales. Ils revendiquent un juste usage des biens communs que sont la terre, l’eau et les semences. Ils exigent que les politiques commerciales internationales arrêtent d’enrichir une minorité d’actionnaires et soient pensées pour permettre une amélioration réelle des conditions de vie dans les campagnes et dans les zones rurales. Ils proposent un projet global, la Souveraineté Alimentaire qui permettra aux Etats de protéger leur secteur agricole pourvu que les mesures adoptées ne se fassent pas au dépend des populations rurales d’autres pays. La non-violence active est une valeur centrale de son action. Les nombreuses organisations qui la composent n’hésitent pas à manifester, à occuper des terres, à arracher des plantes transgéniques ou à bloquer des importations mais ne cèdent pas à la tentation de recourir aux armes et aux outils de guerre pour atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés. Le CORDAP (conseil rural pour le développement de l’agriculture et la pêche), organisation membre du Mouvement paysan International, qui croit au respect systématique et à l’éthique fondateur de Via Campesina, s’interroge en permanence sur l’avenir de la paysannerie camerounaise compte tenu de son nombre en diminution et de l’expropriation abusive de leur terre faute des politiques transparentes et démocratiques pour une agriculture paysanne et Durable, et des mesures d’accompagnement patriotiques. Aucune politique de réforme agraire n’est appliquée au Cameroun depuis les résolutions du sommet de la terre de Johannesburg (RIO+10) 17 après, c’est vraiment un échec impardonnable des politiques alimentaires et agricoles nationales. Vous devez rendre compte au Peuple pour ces échecs d’ajustements….Ce constat d’échecs de ces politiques impériales et néolibérales nous laissent bien comprendre de façon claire toute la légitimité de nos luttes pour nos Droits de Paysannes et de Paysans et de notre souhait commun qui est de voir les Nations Unies adopter une Convention Internationale des Droits des Paysannes et des Paysans promptement. A vrai dire, quel Espoir pour les générations présente et futures de Paysannes et Paysans du Cameroun ?
Le second constant est que la paysannerie du monde représente plus de la moitié de sa population. Dès lors, nous pouvons ainsi déduire que l’Adoption d’une Convention Internationale sur nos Droits…auprès des Nations Unies soit considéré pour l’instant comme ‘’la Convention Internationale de Tous les Espoirs’’. Nous avons besoin des dirigeants qui ont du courage de pendrent des décisions politiques souveraines et protectrices de leur peuple, à l’exemple du Sénégal et du Mali via l’Adoption du concept de souveraineté alimentaire dans leur constitution. Et du Zimbabwe pour sa grande politique nationale de révolution agraire mise en application en l’an 2000.
Voici en résumé le discours qu’a dit aux journalistes présent et autres…à partir de11h15mn, notre camarade de lutte, le Président National du CORDAP, Monsieur Pascal NKWE MAKONGO, lors de notre mini conférence du 17 Avril 2009 au siège de l’organisation à Yaoundé. Le débat s’en est suivi…on n’en parle déjà depuis les Hauts lieux. Entre membres du Gouvernement, le débat est ouvert puisque le Chef de l’Etat S.E. Monsieur Paul BIYA nous avait dit dans sa Déclaration télévisé lors des émeutes de Février 2008 que : « Il faut que les choses soient bien claires, le Cameroun est un Etat de Droits et entend bien le rester…l’Etat dispose des Institutions démocratiques qui fonctionnent normalement, c’est dans ce cadre que doivent se régler les affaires de la République, se n’est pas à la Rue d’en décider. ». Depuis déjà deux ans, aucune manifestation publique de la société civile camerounaise n’est autorité…mais où sont alors passer tous nos Droits et libertés publics au sein des Institutions de la République comme le dit si bien notre Président de la République ? Nous-y reviendrons prochainement.
Le CORDAP/La Via Campesina a procédé ce 17 Avril 2009, par la voie diplomatique, à savoir celle de prendre soin d’envoyer des lettres à Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, à S.E. Madame la Coordonnatrice des Agences du système des Nations Unies et Représentante Résidente du PNUD au Cameroun et ainsi qu’à S.E. Monsieur le Délégué de la Commission de l’Union Européenne au Cameroun. En y joignant un exemplaire de la Déclaration des Droits des Paysannes et des Paysans, ratifier en Mars 2009 par les membres de la CCI de Via Campesina réunis à Séoul, ainsi qu’un kit pour la mobilisation du 17 Avril 2009. Rassurés de la bonne diligence de ces correspondances vers qui de droit, nous avons donc les Raisons d’Espérer du Soutien du Cameroun auprès des Nations Unies d’ici la fin de cette année en cours, vis-à-vis de nos Droits, puisque le Cameroun est un Etat de Droits et entend bien le rester, a dit son Chef.
Dans un nombre important de pays d’Afrique et du monde ou les inégalités sociales sont phénoménales et où les gouvernements sont tout sauf démocratiques, cette attitude du CORDAP à la diplomatie ce 17 Avril 2009, va de soi pour l’instant et répond bien là au respect des nos principes de non-violence. Mais, chaque année des compagnons de luttes, femmes et hommes sont arrêtés et emprisonnés, d’autres sont assassinés par l’armée, la police, ou des pistoleros, des hommes de main sans scrupules, et chaque année, d’autres femmes et d’autres hommes sortent de l’ombre et de l’anonymat, pour prendre leur place et poursuivre la lutte pour la dignité et la vie. Cet engagement quotidien et déterminé force le respect et offre une bouffée d’Espoir à l’Avenir…l’adoption aux nations Unies d’une Convention Internationale des Droits de Paysannes et de Paysans d’ici à là, demeure un vibrant souhait de Toutes et tous.
En l’Espoir et l’Avenir pour ladite Convention Internationale des Droits des Paysannes et des Paysans : Le CORDAP/La Via Campesina vous tend la main ! Globalisons la lutte ! Globalisons l’Espoir !
NB: Le titre est de la rédaction de Camer.be