Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun
Après la phase d'allègement des tarifs d'abonnement pour les connexions par câble, les services d'Internet sur téléphone portable et depuis peu, ceux des liaisons Internet sans fil via un modem, sont venus diversifier l'offre.
Avec Ringo, MTN et son « Nomad », Orange et sa « Live Box » ou même Camtel qui a également mis de nouveaux produits Internet sur le marché, sans parler des traditionnels fournisseurs d'accès (Creolink, Iccnet, etc.), le dynamisme affiché du secteur et cette palette de solutions proposées, en plus de faire baisser les coûts du fait de la concurrence, a entraîné une politique de marketing plus agressive envers un marché cible qui ne représente pourtant que 2% de la population globale.
La où le bât blesse, c'est que cette surenchère des offres de ces opérateurs ne s'est pas accompagnée du nécessaire saut qualitatif. Lors du lancement du « Connecta » (fourniture d'Internet par câble) de MTN Network Service, les branchements avaient dû être suspendus au bout de quelques mois. Raison invoquée par l'opérateur, une saturation de la capacité clientèle que lui permettait de gérer la largeur de bande mise à sa disposition par la Camtel.
Au-delà, c'est la qualité de service qui s'en trouverait atténuée. Un problème que connaît actuellement le service Ringo, dont le taux de couverture reste extrêmement limité, et la qualité de connexion aléatoire. L'entreprise déclare quelque 5 000 abonnés à l'heure actuelle. Mais, confinée par la capacité de bande passante qui lui est concédée pour exploitation, le niveau de service est très inférieur aux exigences de connectivité standards, malgré les prétentions publicitaires de « haut débit ».
Pour les opérateurs de télécommunications, la clé du problème se trouve dans le développement de la fibre optique qui permettrait d'avoir une plus grande largeur de bande passante. Considérées comme le secteur économique le plus viable après l'industrie pétrolière, les télécommunications au Cameroun sont le secteur d'activités qui connaît les mutations les plus rapides.
Mais pour les acteurs, le développement des infrastructures et équipements de production et transport des services à valeur ajoutée, ne suit pas le rythme effrénée des innovations, alors même que la qualité de fourniture en serait améliorée, et les coûts amoindris, y compris pour les tarifs d'appels téléphoniques. Et en attendant une libéralisation qui permettrait aux grandes entreprises du secteur d'exploiter une fibre optique qui leur serait propre, ils attendent les réformes gouvernementales prévues pour doper le potentiel du Cameroun en la matière.