Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun
S’il y a une chose pour laquelle les femmes camerounaises ne sont pas indomptables, c’est la capacité à s’offrir de nouveaux horizons commerciaux. Les gent féminine des affaires vient en tout cas de le reconnaître à travers le rapport global du Forum de l’entreprenariat féminin (Fef) tenu au Sénégal en novembre dernier, dans le cadre des assises de l’entreprise du Conseil national du patronat sénégalais (Cnp). Le rapport global a été rendu public la semaine dernière au Cameroun, au cours d’une cérémonie à laquelle assistait l’ambassadeur du Sénégal au Cameroun, Fatou Sarr Ba.
Au cours du Fef 2008, les femmes d’affaires camerounaises et sénégalaises avaient échangé autour de cinq ateliers : le textile, les Tic (technologie de l’information et de la communication), l’agroalimentaire, les produits pétroliers et l’industrie laitière. Les Camerounaises des deux derniers secteurs d’activités cités n’ont malheureusement pas rencontré de consoeurs de leurs domaines. Les conclusions des cinq commissions ainsi constituées arrivent au même constat : les femmes d’affaires camerounaises doivent « copier » celles du Sénégal. La sous commission textile estime qu’il est important d’organiser des rendez-vous réguliers avec les Sénégalaises évoluant dans le même secteur. Dans les Tic, l’on a « prévu de développer un partenariat pour la mise en place des call centers et des plateaux techniques pour les services à valeur ajoutée ». Les membres de la commission agroalimentaire insistent sur la nécessité de promouvoir les joint-ventures entre les opérateurs sénégalais et camerounais en vue de permettre l’exploration d’opportunités d’affaires.
Echanges d’informations
Pour y parvenir, les deux parties se sont mises d’accord sur la création d’un Conseil des femmes chefs d’entreprises du Cameroun et du Sénégal. Il se veut un cadre dans lequel « nous avons choisi, d’un commun accord, d’inscrire durablement et efficacement notre commune volonté d’échanger pour nous enrichir dans toutes les acceptations du terme », explique l’ambassadeur Fatou Sarr Ba. Manifestement, les Camerounaises ont beaucoup à apprendre de leurs partenaires. Dans le domaine du textile par exemple, elles ont souvent des difficultés à trouver des emballages qui répondent aux normes internationales. Il leur faut trouver des partenaires dans le cadre de la formation et de la confection à grande échelle…
Tout à côté, celles du secteur agroalimentaire espère que le partenariat avec le Sénégal va leur permettre, entre autres : de trouver de nouveaux débouchés vers les marchés régionaux et sous régionaux dans la mesure où les marchés européens et américains sont difficiles d’accès, valoriser dans le même temps les produits locaux souvent méconnus sur le territoire national, développer la complémentarité des produits échangés dans le but de promouvoir la consommation locale. Autant de préoccupations qui interpellent les gouvernants.