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Le budget de l'exercice 2009 a été voté sur fond de crise.
Toutefois, il faut révéler que cette session se déroule dans un contexte de crise. Le 3 février 2009, les 2/3 des conseillers municipaux votent une motion de déchéance à l'endroit de l'exécutif communal. Il est reproché au maire sa mauvaise gestion. Aux rangs des griefs formulés à son encontre, on cite la vente illégale de 2 véhicules administratifs ; le vol et la vente illicites des bêtes (porcs, chèvres) par les agents temporaires à la solde de l'exécutif communal ; la vente illégale des bêtes arrêtées en divagation par ces agents ; la non tenue des sessions du conseil municipal depuis décembre 2007 ; l'inexistence du compte administratif ; l'absence de collaboration entre l'exécutif communal et les conseillers municipaux ; l'absence d'un receveur municipal ; l'absence des réalisations dans les groupements qui forment l'arrondissement.
Le 12 février 2009, selon des sources qui s'accordent, une réunion de réconciliation initiée par Elie Saker, tourne en eau de boudin. " Au lieu de créer un climat favorable à l'apaisement, l'exécutif communal, de concert avec les présidents des sous-sections Rdpc s'est illustré à l'égard des conseillers municipaux par des insultes, menaces et intimidations. Des actes de corruption ont été perpétrés à l'endroit des conseillers municipaux : Certains ont reçu les sommes de 50 et 60 000 F cfa pour se dérober de la cause des conseillers dissidents.
D'autres, fonctionnaires en exercice, ont reçu des menaces d'être révoqués de leur fonction ", Confie Fouozong conseiller municipal. A bonne source, le conseil municipal s'est déroulé sans que les malentendus entre les 25 conseillers et l'exécutif communal ne soient dissipés. " Le secrétaire général de la mairie a fait circuler un procès verbal de réconciliation, seulement 6 des conseillers ont signé. Au cours des travaux du conseil, le préfet du département des Bamboutos, Sodéa Hamadjoda n'a pas cherché à comprendre le ras-le-bol des conseillers par rapport à la gestion du maire. Il nous a plutôt nargué en laissant entendre que notre mécontentement tient lieu d'une manoeuvre visant la prise du pouvoir du maire.
Pour l'heure, nous sommes dans l'expectative et préoccupés par la réalisation des projets retenus dans le plan de campagne. Notre électorat nous jugera à fonction du bilan que nous présenterons en fin de mandat " confie un conseiller municipal, amer. Mais Selon le 2è adjoint au maire, monsieur Wak, le conseil municipal s'est tenu dans une ambiance de cordialité.