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Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun

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Cameroun: Agriculture - Le gouvernement à la relance



Cameroon Tribune (Yaoundé)


communiqué de presse

Le communiqué rendu public hier à l'issue du conseil de cabinet.

«Le Premier ministre, chef du gouvernement, S.E. Inoni Ephraïm, a présidé hier jeudi 26 mars 2009, à partir de 11 h, dans l'immeuble principal abritant ses services, un important conseil de cabinet auquel ont pris part, outre ses proches collaborateurs, les vices-Premiers ministres, les ministres d'Etat, les ministres et les ministres délégués.

1. un exposé du vice-Premier ministre, ministre de l'Agriculture et du Développement rural sur « les enjeux, les objectifs et les contraintes des campagnes agricoles 2009 » ;

2. un exposé du ministre du Commerce sur « la politique gouvernementale de protection du consommateur».

Dans sa présentation, le vice-Premier ministre, ministre de l'Agriculture et du Développement rural a indiqué que la diversité climatique du Cameroun permet de conduire trois campagnes agricoles, dont deux dans la partie méridionale, qui débutent en mars et en août, et une dans la partie septentrionale à partir de la moitié du troisième trimestre.

Pour l'année 2009, et en droite ligne de la politique agricole du gouvernement, les acteurs du secteur agricole sont mobilisés pour continuer d'accroître les rendements et les productions des filières stratégiques, notamment: le café, le cacao, le palmier à huile, le coton et le caoutchouc pour les cultures de rente ; le maïs, le riz, le bananier plantain, le palmier à huile, le mil, la tomate, ainsi que les racines et tubercules, en ce qui concerne les cultures vivrières.

Au chapitre des contraintes, le vice-Premier ministre a mentionné la problématique du financement de l'agriculture, toujours préoccupante, nonobstant l'augmentation notable de l'enveloppe budgétaire 2009 de son ministère, l'encadrement insuffisant des producteurs, l'aléa climatique et l'absence de grandes exploitations à plus forte valeur ajoutée.

Au terme de cet exposé, le Premier ministre a prescrit :

- au ministre des Finances, d'adapter le rythme d'exécution du budget du ministère de l'Agriculture et du Développement rural aux exigences des campagnes agricoles et de veiller à conclure les formalités de création d'une banque agricole ;

- au ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation, de mettre à la disposition des producteurs les semences améliorées, en qualité et en quantité ;

- au ministre des Travaux publics, d'intensifier l'entretien des pistes rurales dans les principaux bassins de production agricole ;

- au ministre de la Fonction publique, en liaison avec les ministres chargés de l'agriculture et des finances, de lui soumettre un plan de recrutement des personnels d'encadrement du monde rural.

Il a par ailleurs demandé au vice-Premier ministre, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de fixer des objectifs quantitatifs de production ambitieux aux programmes et services déconcentrés de son département ministériel et de mettre diligemment les moyens mobilisés par l'Etat pour le succès des campagnes agricoles 2009, à la disposition des exploitants agricoles, dont il a préconisé le rajeunissement.

La parole est ensuite revenue au ministre du Commerce qui a décrit les cinq leviers d'intervention, à la fois structurels et conjoncturels, dont disposent les pouvoirs publics pour protéger les consommateurs ; à savoir : la promotion de la concurrence, l'homologation des prix de certains produits, le suivi de l'approvisionnement régulier du marché, la métrologie légale et le contrôle de la qualité et des normes.

Il a rappelé que la préservation d'une concurrence saine, loyale, et donc profitable aux consommateurs, était au centre du dispositif législatif en la matière, notamment la loi du 14 juillet 1998 qui crée une Commission nationale de la Concurrence.

Le ministre du Commerce a noté que les actions pérennes de protection des consommateurs étaient complétées par des mesures ad hoc, à l'instar des allègements fiscaux, de la rationalisation des circuits de production ou des ventes promotionnelles itinérantes, qui ont démontré leur efficacité.


A l'issue de cette présentation, le chef du gouvernement a demandé au ministre du Commerce de vulgariser et rendre effectives les prescriptions législatives relatives à la garantie et au service après-vente, de rationaliser l'activité des associations de consommateurs et de lui soumettre l'avant-projet de loi sur la protection du consommateur.

Le conseil s'est achevé à 14h ».

Yaoundé, le 26 mars 2009

Le secrétaire général

des services du Premier ministre

(e) Jules Doret Ndongo

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