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Le Cameroun veut s'adapter aux mutations en cours dans le secteur.
lundi dernier, Bello Bouba Maïgari, ministre d'Etat, ministre des Postes et Télécommunications, a eu une rencontre avec l'Agence de régulation des télécommunications (ART) et les opérateurs pour les informer de la nécessité de modifier la loi de 1998 régissant le secteur des télécommunications au Cameroun. Cet impératif est dicté par un environnement international des communications électroniques en constante mutation. Un environnement caractérisé par une tendance à la demande et la fourniture des licences multiservices (encore appelée licence unique ou licence globale). Bien plus, les avancées technologiques poussent les opérateurs à offrir aux consommateurs de nouveaux services : le Vox Over Internet Protocole (la voix sur IP). C'est-à-dire que de plus en plus on utilise Internet pour téléphoner. De plus en plus aussi, les opérateurs offrent Internet sur le poste de téléphone mobile. Ce sont des services de troisième génération que la loi actuelle n'autorise pas. Il faut donc modifier la loi pour se hisser sur le plan des communications électroniques au standard international.
Le nouveau projet de loi déjà finalisé au ministère des Postes et Télécommunications, d'après ce qui en a été dit par le ministre d'Etat, institue une licence multiservice, instaure une comptabilité analytique, c'est-à-dire une décomposition des tarifs devant refléter les coûts réels. Cette nouvelle loi compte aussi insérer une marge de protection des consommateurs des rayonnements électromagnétiques émis par les équipements utilisés. La loi parlera du seuil maximal d'exposition que les textes particuliers définiront.
Autre innovation au profit du consommateur, la loi protègera les terminaux des usagers. C'est-à-dire qu'un poste de téléphone pourra être enregistré et identifié de manière à le reconnaître ou à le mettre hors d'usage en cas de vol. Toutes ces nouveautés, a-t-on assuré, auront des incidences en faveur de la baisse du coût de téléphone, à condition que chaque acteur joue effectivement son rôle. L'Etat pourrait définir la meilleure politique en télécommunications, si le régulateur est complaisant, l'incidence attendue sera vaine, on continuera de berner le consommateur sur le dos duquel les opérateurs multiplieront à l'infini leurs chiffres d'affaires