Portail d'information du Réseau d'organisations de la société civile Camerounaise œuvrant pour les Tics et le développement durable du Cameroun
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Elle rejette toutes les accusations de détournement dans le projet Pcpa. " Il n'y a pas eu de vol d'argent ni de détournement de fonds au projet Pcpa Cameroun. Il y a juste eu des difficultés dans l'application et d'interprétation des procédures dans la gestion du programme. Les uns et les autres n'ont pas bien perçu leur rôle. Le projet Pcpa va se poursuivre en recherchant d'autres sources de financement pour pérenniser les acquis et poursuivre le renforcement de la société civile camerounaise… "
Ainsi s'exprimait le Pr Siméon Ombiono, le coordonnateur du Service national justice et paix de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, au cours de la conférence de presse de clôture du projet Pcpa, vendredi 13 février 2009 à Yaoundé. En l'espace d'un mois, on assistait à un second atelier de clôture du projet Pcpa. Celui de vendredi était organisé par la Conférence épiscopale nationale du Cameroun. Pour clôturer officiellement le programme et réfléchir sur les voies et moyens devant permettre de capitaliser les acquis du programme pour lancer un autre Pcpa avec d'éventuels partenaires d'ailleurs.
Cet atelier a regroupé une trentaine de participants issus des régions de l'Adamaoua, du Centre, de l'Extrême-Nord, du Littoral, du Nord-Ouest, de l'Ouest, du Sud et du Sud-Ouest, représentant la majorité des familles d'acteurs ayant été impliquées dans la mise en œuvre des différentes phases du Pcpa.
Tout au long des travaux, les participants ont constaté que les dysfonctionnements relevés n'ont pas remis en cause le concept, la vision, les objectifs du programme, encore moins les acquis de terrain. Et pour cela, les participants ont beaucoup plus travaillé à la relance d'un nouveau programme qu'à la clôture. Il est donc question de sauvegarder l'héritage du Pcpa et de le fructifier dans l'avenir, pour la poursuite de la structuration de la société civil camerounaise, peut-on lire dans le communiqué qui a sanctionné l'atelier.
Pour ce faire, un Mécanisme d'exploitation, de capitalisation et de pérennisation du programme (Mecpa) a été mis en place pour identifier et diffuser les acquis du programme ; proposer une nouvelle dénomination au forum ; redynamiser les organisations de la société civile à la base ; préparer le forum de refondation du programme qui pourrait se tenir en novembre 2009.
Le 14 janvier, la clôture précipité du Programme concerté pluri-acteurs avait fait couler beaucoup d'encre et de salive. Philippe Mayol de Ccfd a ouvertement accusé le Basc d'avoir détourné les fonds du programme et demandé que la Conférence épiscopale nationale à laquelle appartient le Basc réponde de cette mauvaise gestion des fonds. Le secrétaire général de la Conférence épiscopale, Mgr Joseph Akonga Essomba, en guise de réponse, a fait savoir que les partenaires français ont voulu s'ingérer de façon abusive dans la gestion du Pcpa Cameroun, jusqu'au recrutement du personnel. C'est ce refus de soumission qui aurait engendré les dissensions ayant conduit à la clôture prématurée du programme.
Il n'y a donc eu ni vol, ni détournement, mais incompatibilité d'humeur entre les deux parties. Mais, comme à la première clôture organisée par le Ccfd, à laquelle on n'a pas vu le Basc et des Ong restées proches de cette structure de l'Église, l'atelier de clôture de vendredi a été boycotté par le Ccfd et les Ong camerounaises acquises à sa cause. Si des acquis sont à capitaliser, la société sort divisée de ce programme. Une donnée qui contribue en tout cas à sa fragilisation et même à sa manipulation par des intérêts divers.