La 4e session du comité de pilotage du projet Reparac s'est tenue mardi dernier à Yaoundé.
Initialement prévue en avril 2008, c'est finalement mardi 10 février dernier que s'est tenue, dans la salle de conférence du ministère de la Recherche scientifique et de l'innovation (Minresi) à Yaoundé, la 4e session ordinaire du comité de pilotage du projet Renforcement des partenariats dans la recherche agronomique au Cameroun ( Reparac). Cette rencontre qui réunissait autour d'une même table, des chercheurs du Minresi, de l'Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), des représentants du gouvernement, d'organisations professionnelles agricoles et d'organismes de développement rural, avait pour but d'examiner le rapport d'exécution des activités de recherche et d'approuver le plan d'action pour l'année 2009.
En prenant la parole, le coordonnateur national du Reparac, Nérée Onguene Awana, a déclaré qu'environ 181 millions de Fcfa restent sur le milliard 49 millions de Fcfa accordé par la France en guise de financement de ce projet. Un reliquat qui risque d'avoir un impact sur la finalisation du projet originellement prévu en juillet prochain, mais dont la date de finalisation a été repoussée en décembre 2009 à cause du "retard pris pour terminer certains domaines de ce projet parce que nous avons manqué de moyens techniques à un certain moment", soutient Maurice Doube, co-président de ce comité et par ailleurs, secrétaire général du Minresi. Surtout que la France a annoncé que le Reparac ne sera pas financé cette année en raison "de contraintes budgétaires" liées notamment à la crise financière. "Nous allons boucler le projet quel que soit le cas, avec un appui camerounais", assure M. Doube. Né à la suite du projet Fac, appui au programme de recherche agronomique organisé par filière, le Reparac naît ainsi de la volonté du gouvernement camerounais et de la coopération française.
Echantillon
Axé sur le renforcement des partenariats aussi bien scientifiques que techniques, le but étant de permettre aux paysans d'augmenter leurs productions agricoles grâce à l'utilisation de nouvelles technologies telle le Pif qui leur permet de produire en n'importe quelle saison. Depuis le lancement du projet il y a quatre ans, le Reparac a mené ses enquêtes auprès de 2.440 exploitations agricoles familiales à travers la mise en œuvre de douze projets de recherche en partenariat allant des filières cacao, plantain, manioc, maïs à la pisciculture etc.
Un échantillon, qui, à en croire la coordination du comité de pilotage, a généré des résultats plus que prometteurs. Même si "nous ne pouvons pas actuellement dire si les paysans produisent plus ou pas, grâce à la méthode de travail que nous avons introduit, nous avons eu une meilleure production de maïs avec très peu de dépenses.
A l'Ouest par exemple, nous avons permis aux pisciculteurs de multiplier le tonnage de poissons par 10, ce qui a permis d'augmenter leurs revenus de 200.000 à 1 million de Fcfa", affirme M. Onguene, se vantant d'avoir réussi à faire travailler ensemble, les chercheurs et les producteurs sur la base des besoins exprimés par ces deniers. Parlant au nom des agriculteurs, Emmanuel Nguile estime pour sa part que "nous attendons de ce projet qu'une fois que les résultats sont acquis, que la vulgarisation s'approprie des résultats de la recherche et les amène au champ". Une attente à laquelle Maurice Doube a répondu en déclarant que les résultats des recherches seront mis à la disposition des paysans.
Q/MUTATION