Le Fonds international de développement agricole (Fida) finance huit projets au Cameroun. Parmi les huit, cinq sont arrivés à terme et deux sont en cours d’exécution sur le terrain : le Projet d’appui au développement communautaire (Padc) et le Programme national de développement des racines et tubercules (Pndrt). L’engagement financier du Fonds international de développement agricole (Fida) est colossal dans les 50 projets et programmes appuyés par cette institution spécialisée du système des Nations unies dans les régions de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Au 30 juin 2008, cette participation s’élevait à près de 729 millions de dollars, (soit environ 364 milliards de francs Cfa), auquel il faut ajouter 313 millions de dollars (c’est-à-dire environ 156 milliards de francs Cfa). Des sommes importantes dont le suivi devient une nécessité urgente pour le Fida. D’où l’importance de l’atelier de 3 jours qui s’est tenu à Douala la semaine dernière. 150 participants issus de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont tenu à évaluer les différents projets financés par le Fida, depuis la dernière évaluation tenue au Bénin et au Mali. A la fin de cette rencontre, les participants à cet atelier sont tombés d’accord sur un fait “ La performance des projets et des programmes est dans l’ensemble satisfaisante. 80% des projets de la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont été satisfaisants «, indique Mohammed Beavogui, directeur de la division Afrique de l’Ouest et du Centre du Fida. Comment pouvait-il en être autrement dans un contexte marqué par les émeutes de la faim sur la planète ? Crise financière Ainsi, pour le représentant de la Fao à ces travaux, “ la bonne exécution de ces projets est une question importante dans la situation actuelle de crise financière qui risque d’affecter le secteur agricole ”. Le pourcentage des investissements dans le secteur agricole est même passé de 17% en 1980 à environ 3% aujourd’hui. C’est qui constitue un péril. Si l’on considère que les besoins des pays en voie de développent se chiffrent à 30 milliards de dollars (1500 milliards Fcfa) par an d’ici les 20 à 30 ans avec 20 milliards de dollars pour l’Afrique subsaharienne. En plus des projets déjà exécutés ou en cours de réalisation au Cameroun, le vice-Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du développement rural, Jean Nkuete, qui présidait la cérémonie de l’atelier de Douala, a annoncé “ la signature dans les prochains jours de l’accord de prêt relatif au Projet d’appui au développement de la micro finance rurale (Padmir), beaucoup plus orientée directement vers les producteurs et non les intermédiaires et l’avènement prochain du Projet d’appui au développement des filières agricoles (Padfa) ”. On attend
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