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La mise à la disposition du public d'un site Web avec les chiffres et les volumes d'activités est une avancée constatée par un expert européen commis par le gouvernement. «Le Cameroun est un pays-phare dans la poursuite du processus de l'Initiative de transparence dans les industries extractives (EITI). » Cette déclaration a été faite par le professeur Ethan Kapstein, expert commis par le gouvernement camerounais, pour évaluer la marche du pays vers l'atteinte des objectifs de cette initiative.
L'hôte du Cameroun bouclait samedi dernier par ces propos un séjour de trois jours à Yaoundé, qui lui a permis de rencontrer différents maillons du secteur extractif. C'est ainsi que Ethan Kapstein a été reçu vendredi dernier par le ministre des Finances, Essimi Menye, par ailleurs président du Comité de suivi de l'EITI Cameroun. Son périple l'a également amené à rencontrer les membres et le coordonnateur du secrétariat technique dudit Comité, Alfred Bagueka Assobo, de même que les représentants des compagnies pétrolières et minières, le conciliateur, le consultant en communication de l'Initiative, le président de la Commission nationale anticorruption, les bailleurs de fonds, avant une ultime rencontre samedi matin avec la société civile.
Une démarche en conformité avec le processus EITI, qui prévoit diverses évaluations, devant aboutir à l'assainissement de ce secteur d'activités. De source proche de la cellule de communication du ministère des Finances, la réduction de la corruption dans le secteur, la prévention des conflits et guerres, la bonne gouvernance, la promotion de la transparence et de la responsabilité, etc. sont les lignes directrices de la mise en oeuvre de l'initiative EITI au Cameroun. Au terme du processus qui a été lancé en 2002 à l'occasion du sommet de Johannesburg sur le développement durable, le pays devrait améliorer le climat des affaires dans les domaines concernés, de sorte à attirer davantage d'investissements directs étrangers. C'est du moins, de source proche de la Cellcom du Minfi, l'objectif visé.
Judicieuse initiative d'ailleurs. Au Cameroun où le secteur extractif notamment avec les ressources pétrolières, premières poches de recettes budgétaires, et le secteur minier en pleine ébullition se posent comme un important levier de développement, il est de l'avis de tous que cette manne ne saurait muer, comme dans certains pays d'Afrique et du monde, en une malédiction.
Aussi bien le Comité de suivi de l'ETI, créé en juin 2005, que son secrétariat technique, né en septembre la même année, ont donc la charge de produire et de publier de manière continue et pérenne des rapports de conciliation des chiffres et des volumes des activités dans les secteurs extractifs. Dans ce sens, une des avancées constatées par Ethan Kapstein, est la création et l'ouverture effective d'un site Web, où toutes ces informations sont mises à la disposition du public.
cameroun tribune